Si tu veux rentrer chez toi

J'ai composé cette chanson dans mon bain à Paris pendant la tournée du livre "La guérison du coeur". Je l'ai souvent chantée a capella dans mes séminaires comme un hymne à la joie.

Si tu veux rentrer chez toi
Au milieu même de cette vie
N'attends pas jusqu'au trépas
Pour ouvrir grand ton esprit

Écoute bien ma chanson
L'ai gagnée de haute lutte
Du crime à la trahison
J'ai fait tout ce qui rebute

J'ai erré dans milles vies
Avec un fardeau suprême
Jusqu'à y trouver l'ennui
Jusqu'à c'que l'Amour me prenne

N'aie pas peur du grand jugement
C'est inventé par des hommes
C'est un conte pour enfants
Qui veulent jouer aux majordomes

Il n'y a pas de jugement
Pour aucune de tes pensées
Non l'enfer que tu crains tant
Les prêtres l'ont inventé

Dieu est au bout de tes doigts
Esclave de ta fantaisie
Il n'est pas autre que toi
Tu es l'amour infini

Tu es libre c'est certain
Bien plus qu'on ne saurait te dire
Et tu crées tous tes destins
Du pacha jusqu'au fakir

Tu es libre et ne dois rien
Tu ne dois rien à personne
Toutes ces dettes et ces destins
C'est ta mémoire qui fonctionne

Dans l'immense comédie
Tissant le fil de nos vies
On blâme si facilement
Les autres pour nos tourments

Deviens donc ce que tu veux
Peu importe ce qu'il advienne
N'oublie jamais si tu peux
Que tu crées tous tes problèmes

Chaque peine est une rose
Même si elle te déchire
Elle te dit une seule chose
Veux-tu cesser de souffrir ?

N'y a de loi que la joie
C'est la vérité profonde
N'y a de loi que la joie
Elle est l'essence du monde.

 

Guy Corneau, 2000

 

Photo Guy Corneau

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